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1) Le Fonds Monétaire International, dans un récent rapport, affirmait qu’Israël avait traversé la récession de manière satisfaisante, la croissance israélienne ayant été parmi les premières au monde à montrer des signes de redémarrage car Israël est devenu un lieu sûr sur le plan de la finance et le FMI félicite également le gouvernement israélien pour la baisse de la Dette Publique ainsi que pour les différentes réformes de structure effectuées durant les dix dernières années (notamment sous l’impulsion de Binyamin Netanyahou lorsqu’il fut ministre des finances et aujourd’hui premier ministre).

L’idée d’un budget biennal a aussi été saluée bien que subsistent des insuffisances ou certains problèmes : le commerce extérieur et les investissements, le chômage qui atteint 8% de la population active, l’inflation qui a dépassé la barre redoutée des 3 %, la force du shekel qui nuit aux exportateurs, et le déficit budgétaire pourtant contenu à 3% du PIB.

Ce rapport relativement élogieux du FMI diffusé et lu dans les principales institutions financières et économiques du monde, ne peut qu’avoir une influence bénéfique pour Israël auprès des organes qui déterminent le classement des pays sur le plan du crédit, obligations du gouvernement israélien ou d’entreprises israéliennes.

2) L’OCDE
Après trois années de négociation et à l’unanimité de ses 31 membres, l’OCDE a admis Israël en son sein au cours d’une cérémonie officielle le 27 mai en présence du 1er ministre Binyamin Netanyahou

C’est une question de prestige, car cette organisation, qui prône la démocratie et l’économie de marché, veut accroître les investissements étrangers en Israël de 4 à 5 milliards de dollars par an et il s’agit là d’un cadre international concernant l’agriculture, l’éducation, la science, l’environnement, la technologie, l’emploi, la technologie, etc.

Dans le même temps est intervenue, la signature d’un traité révisé OCDE / Conseil de l’Europe concernant la fiscalité caractérisé par une plus grande transparence.

3) Investissements étrangers
En effet, les flux d’investissements financiers étrangers en Israël ont atteint le montant record de 2,1 milliards de dollars pour le seul mois de janvier. C’est autant que durant toute l’année 2009 et c’est deux fois plus qu’en 2008.

Une grande partie des fonds investis en 2009 par les étrangers (3,8 milliards de dollars) a été consacrée à des investissements directs dans l’immobilier et dans les entreprises (biomed et High Tech), le reste (2,5 milliards de dollars) ayant été placé dans des valeurs financières (bourse et dépôts bancaires).

Surtout, les placements libellés en shekels permettent d’éviter les fluctuations qui caractérisent le billet vert.

4) Quelle crise ?

Israël s’est ainsi préservé de la récession mondiale et sorti le plus vite. Par exemple, le 6 avril, la Bourse de Tel-Aviv a atteint un record historique, à 1237,85 points, le précédent ayant été établi en novembre 2007, avant la crise.

C’est le premier marché financier du monde à avoir regagné toutes ses pertes : l’économie israélienne est saine grâce à la faiblesse des taux d’intérêt et son dynamisme et cette flambée a produit un « effet de richesse » car la valeur de l’immobilier progressant fortement par rapport aux prêts hypothécaires, propriétaires et investisseurs sont davantage enclins à prendre des risques, à faire moins d’économies.

Les banques israéliennes ont ainsi traversé sans encombre la tempête qui a frappé le secteur bancaire aux Etats-Unis et en Europe.

5) La croissance
Selon le rapport annuel de la Banque d’Israël en 2011, la croissance devrait être de 4%. Pour 2010, de 3,5% à 3,7%, tirée par les exportations (+9,2%) et la consommation des ménages (4,5%).

De plus, le chômage poursuit son recul et devrait revenir à 7% en 2010 puis à 6,7% en 2011.
Par ailleurs si l’on se réfère aux deux principaux facteurs de la crise mondiale que sont l’insuffisance du contrôle bancaire et les rémunérations démesurées des patrons et des cadres supérieurs, Israël a décidé de renforcer le contrôle sur les marchés financiers et de lier les rémunérations des patrons aux résultats de leur société.

On relève en effet une forte concentration de l’économie israélienne dont un petit nombre de grandes familles possède et contrôle les principaux groupes bancaires et industriels du pays.

Au premier trimestre de 2010, le PIB a augmenté de 3,3% en rythme annuel car c’est la consommation qui a tiré la croissance, grâce aux produits durables que sont l’habillement, l’entretien de la maison et les loisirs.

De même, la hausse des investissements dans la construction de logement ont progressé de 3,2% en rythme annuel : 3,3% est un résultat bien supérieur à la croissance de la zone euro qui s’est établie à 0,2% sur le premier trimestre.

Néanmoins, le Trésor devra accroître ses ressources en augmentant certains impôts, comme : la taxe sur l’essence et les cigarettes, la TVA à taux plein à Eilat, le relèvement du plafond de la sécu etc.

Si la baisse de l’euro devrait coûter 0,3% du PIB, la crise ouverte avec la Turquie et d’autres pays occidentaux entraîneront la contraction du commerce extérieur d’Israël, certains contrats internationaux pouvant être gelés.

Les deux crises ouvertes (l’euro et les flottilles) risquent en effet de causer une perte d’environ 1% du PIB israélien en 2010, soit 8 milliards de shekels (1,6 milliard d’euros).

Notons qu’en 2008, le PIB par tête d’Israël se montait à 27.900 dollars : plus que celui du Portugal (23 280 dollars).

Pour 2010, les prévisions de croissance du PIB que vient de publier l’OCDE sont négatives pour la majorité des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne). Quant à Israël, le FMI table sur une croissance du PIB de 3,5 % pour 2010 grâce à la baisse progressive des impôts sur le revenu (le taux maximal sera ramené à 39% en 2016) et la baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 18% en 2016), la TVA ayant été momentanément relevée d’un point et la « fiscalité verte » modulée selon le degré de pollution des véhicules, des aides publiques à l’investissement, et un programme quinquennal de développement économique des villes arabes concernant les transports, l’emploi et l’aménagement du territoire.
L’Etat a aussi décidé de vendre les terres publiques aux particuliers et aux promoteurs privés pour accroître le marché de l’immobilier de 35.000 logements par an grâce à un plan pour alléger les procédures d’obtention du permis de construire.

De même, le réseau de routes et de voies ferrées va être amélioré agrandi et modernisé pour relier les régions périphériques au centre du pays et rapprocher les populations.

Notons enfin d’importantes découvertes de gaz au large d’Israël qui devraient rendre le pays autonome sur le plan énergétique.

En 2010, déjà 40% de l’électricité du pays est produite à partir du gaz et cette proportion va s’accroître dans les années qui viennent.

6) Pour le 62ème anniversaire de l’Etat d’Israël, le Bureau national des statistiques a décompté la population juive à 5 millions 726 000 âmes, c'est-à-dire 75,5% de la population totale du pays, le secteur arabe à 1 million 548 000 habitants (20,4%) et autres résidents : 4,1% de la population, c'est-à-dire 313 000 personnes.

Plus de 70 % de la population juive d’Israël est native du pays alors qu’on n’en comptait que 35% en 1948 et depuis 1948, si seule la ville de Tel Aviv-Yaffo comptait plus de 100.000 habitants, aujourd’hui, il y en a 14, dont six avec plus de 200.000 habitants : Jérusalem, Tel Aviv-Yaffo, Haïfa, Rishon Letsion, Ashdod et Petah Tikva.

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