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L’immobilier israélien accède à la 3ème place mondiale pour les augmentations des prix des logements en 2009 : 21,3% environ (environ 50% des maisons ont été achetées comme un investissement) car le marché mondial de l’immobilier a connu une certaine reprise en 2009 et a, en Israël, redémarré en plein hiver : ayant fait, au seul mois de janvier 2010, un bond de 9% car, déçus par le rendement des placements financiers, les Israéliens n’hésitent plus à investir toutes leurs économies dans la pierre.

Les appartements d’une tour de grand standing ont été récemment été entièrement vendus, sur plan, en quelques heures alors que les nouveaux occupants devront attendre au moins cinq ans avant l’achèvement de la construction.

En effet, la crise boursière de 2009 a orienté les investisseurs, israéliens et étrangers, sur le marché de l’immobilier neuf. Or la pénurie d’immobilier s’est aggravée au cours de 2009, la pierre étant considérée comme un placement sûr et rentable.

Mais le rythme de la construction ne permet plus de satisfaire à la demande et les prix s’envolent : 1 achat immobilier sur 3 se fait dans le but d’investir, c'est-à-dire par des acheteurs déjà propriétaires d’un logement et qui ne l’occupent pas toujours.

Le gouvernement israélien a donc décidé d’accélérer le rythme des constructions en multipliant les terrains à construire et en accélérant les procédures car les prix de l’immobilier ne cessent de grimper.
 
Si le Bureau Central des Statistiques a déterminé un prix moyen de 958 000 shekels par appartement pour le premier trimestre 2010, le prix moyen d’un appartement à Tel Aviv a fait un bon de 32% par rapport au premier trimestre de l’année dernière et s’élève aujourd’hui à 1,7 million de shekels, les plus chers, (4-5 pièces de Tel Aviv) atteignant une valeur moyenne de 2,9 millions de shekels, alors que l’inflation immobilière est moins impressionnante à Jérusalem : le prix moyen d’un appartement a augmenté de 17% par rapport à l’année dernière et s’élève actuellement à 1,33 millions de shekels.

Quant à Haïfa, le prix moyen d’un appartement y a augmenté de 10% pour atteindre les 648 000 shekels.

La banque d’Israël est donc décidée à faire éclater la bulle immobilière qui s’est formée au cours de l’année dernière grâce à une nouvelle directive aux banques israéliennes de limiter leurs prêts hypothécaires à 60% de la valeur du bien immobilier (contre 85% aujourd’hui).

Il s’agit ainsi de faire diminuer la forte demande de logements qui fait monter les prix, la flambée en mars 2010 étant supérieure à 21% à celle de mars 2009 avec une moyenne de 46% à Tel Aviv et de 42% à Jérusalem.

Mais, pour le Trésor, il ne s’agit pas d’une « bulle » mais d’une augmentation « réelle » des prix, l’offre de logements étant plus faible que la demande et l’on assiste déjà à un début de l’éclatement de la bulle ; les banques vont-elles relever le taux d’intérêt (en 2009, le taux d’intérêt moyen était de 2,5% contre 4,5% en 2008).

 

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