Elu Président de l'Etat par la KNESSET le 13 juin dernier, il a été installé dans ses nouvelles et prestigieuses fonctions le 15 juillet au cours d'une imposante cérémonie, rassemblant un millier d'invités de marques, venus du monde entier.
Une des rubriques importantes de ce site est consacrée au « Nouveau Moyen Orient » préconisé par Shimon PERES, dont nous faisons nôtre l’affirmation, selon laquelle « «les problèmes de cette région du monde ne pourront être résolus par des pays isolés ou même sur une base bilatérale ou mutilatérale. La clé de la paix et de la sécurité est dans une organisation régionale, une organisation qui fera avancer la stabilité et le développement économique, la croissance nationale et la prospérité de chacun.»
Né en Pologne en 1923, Shimon PERES (PERSKY) a immigré en Palestine avec sa famille à l’âge de onze ans et a étudié à l’Ecole Agricole de Ben Shemen.
Nommé pendant la guerre d’indépendance par David BEN GOURION, responsable des achats et du recrutement, il deviendra Chef des services navals en 1948, puis Directeur Général du Ministère de la Défense de 1953 à 1959 où il sera la « cheville ouvrière » de l’Institution militaire en Israël et de la coopération militaire avec la France dans les années 60.
Membre de la KNESSET depuis 1959 et l’un des leaders historiques du Parti Travailliste au nom duquel il a occupé divers postes ministériels : Défense, Immigration, Information, Transports et Communications, Affaires Religieuses et Etrangères et surtout, les Finances dont il a été le père de la réforme qui brisa le cycle de l’inflation des années 80.
Il a été également, deux fois 1er Ministre (1984-1986 et 1995-1996).
Encore Vice-premier Ministre chargé du développement régional, il avait, à ce titre présenté au Gouvernement un plan de développement de la Vallée du Jourdain, prévoyant la construction d’un canal de 200 kilomètres reliant la Mer Rouge et le Mer Morte, ainsi que la création de deux lacs artificiels.
Ce plan intitulé « Peace Valley » préconise le développement du tourisme régional et la construction d’un aéroport Israélo-jordanien desservant Eilat et Akaba.
Ce plan, estimé à 10 milliards de dollars, serait financé par des organisations internationales pour transformer la Vallée du Jourdain en une vitrine agricole et économique.